Alerte Honduras

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Mission d'observation 2013

En direct depuis le Honduras, notre observatrice nous apporte son témoignage sur la situation que vit le pays à quelques jours des élections générales du 24 novembre 201.

Des résistances féminines actives à l'aube des élections

La candidature d'une femme à la présidence n'est pas un fait banal au Honduras. Encore moins lorsque celle-ci présente toutes les chances de prendre les commandes de la république. La candidate du parti Liberté et Refondation (Libre), Xiomara Castro, incarne une génération de femmes résistantes et déterminées à affirmer qu'elles ne sont pas seulement des « mères de » ou « femmes de », statut longtemps assigné à la candidate de Libre, qui n'est autre que l'épouse de l'ex-président Manuel Zelaya. Depuis 2009, Xiomara Castro a forcé l'admiration des opposants au coup d'État en s'engageant sans concession pour la restitution de Zelaya au pouvoir.

Les résistantes honduriennes, citoyennes indésirables

Le parcours politique de celle qui concourt à la tête du pouvoir exécutif hondurien offre une photo intéressante de dynamiques de genre antagoniques, plus de quatre ans après le coup d'État. Certes, l'espace politique s'est incontestablement ouvert à la participation féminine, mais parallèlement, la violence de genre a atteint un seuil critique. En l'espace de 8 ans, le nombre de fémicides enregistrés au Honduras est passé de 175 cas en 2005, au nombre record de 606 cas pour l'année 2012 (d'après un rapport récemment rendu publique par la Commission Nationale pour les Droits de l'Homme au Honduras, CONADEH). En d'autres termes, une femme y est assassinée toutes les 13 heures. Dans 90% des cas, ces fémicides restent impunis, faute d'enquête sur les cas.

La corrélation entre l'augmentation exponentielle du nombre de fémicides, et l'arrivée en 2009 au pouvoir d'un gouvernement dans des circonstances anti-démocratiques n'est pas qu'une malheureuse coïncidence. Avec un peu d'audace, on pourrait même y voir une relation de cause à effet. Les femmes honduriennes ont été plus spécifiquement affectées par la violence à la suite du coup d'État, alors qu'elles sont descendues protester dans les rues, exerçant leurs droits de citoyennes. Dans une société patriarcale où le rôle de la femme hondurienne est traditionnellement confiné à la sphère domestique, l'occupation spontanée de l'espace publique par de nombreuses femmes a été considérée comme particulièrement subversive par le pouvoir nouvellement installé.

La réaction des forces de l'ordre honduriennes (police et armée) ne s'est pas fait attendre. Tout comme leurs compagnons de lutte masculins, les Honduriennes ont été durement réprimées, mais ont aussi été victimes de violences discriminatoires : viols, agressions et harcèlement sexuels, torture. Plusieurs organisations féministes honduriennes, dont le travail de défense des droits des femmes avait commencé bien avant 2009, ont dénoncé ces violations dès les premières violences.

Des observatrices contre la fraude électorale

C'est dans cette même optique de dénonciation des violations des droits des femmes que se sont réunies environ 40 féministes les 19 et 20 novembre derniers, en vue de constituer un Observatoire des Violations des Droits de l'Homme et des Résistances Féminines dans le contexte électoral. L'initiative, apolitique, a été impulsée par diverses organisations féministes honduriennes, centraméricaines et internationales (parmi elles, les Féministes en Résistance, le Centre d'Études sur la Femme-Honduras, l'Initiative Mésoaméricaine des Petateras, le Réseau de Défenseures, etc.). « Nous souhaitons rendre visibles les violations des droits de l'homme et des femmes dans le cadre électoral, tout comme les résistances et les transgressions de l'ordre patriarcal » explique Patricia Orozco (féministe nicaraguayenne membre des Petateras), aux dizaines de femmes qui s'étaient déplacées pour suivre l'atelier de formation à l'observation électorale. L'Observatoire, présent dans neuf départements, prétend prévenir et dénoncer une fraude électorale qui mettrait le parti Libre en déroute au profit du Parti National déjà au pouvoir, faisant peu de cas du respect des droits de l'homme. Ce scénario est redouté par les organisations sociales honduriennes, même lorsqu'elles ne soutiennent pas le parti Libre.

Vers une émancipation politique

Les deux journées ont permis d'aborder différents aspects de l'observation électorale, tels que la participation politique des femmes, la création d'un outil d'observation, ainsi que la sécurité, dans le cas où les élections embraseraient une nouvelle vague de violences sur le territoire hondurien. « N'oubliez pas que nous sommes porteuses d'une expérience de la violence, tout comme de la résistance » rappelle Melissa Cardoza (féministe hondurienne), mettant en avant la légitimité de ces femmes en résistance pour effectuer le travail d'observation qui leur incombe. Peu après, Patricia Orozco dissémine une dose d'espoir alors que l'amélioration de la condition féminine au Honduras se présente comme un chemin de croix  : « Nous sommes des combattantes, pas des victimes ».

Partisanes de Xiomara Castro ou pas, les femmes membres de l'Observatoire parviennent au consensus quant à l'impact positif que pourrait avoir l'élection de la première Présidente de la république hondurienne. Il s'agirait d'une véritable révolution de la participation politique des femmes dans l'espace social hondurien. En guise de clôture de l'activité, Suyapa Martínez (féministe hondurienne) rappelle aux participantes avec bon sens « N'oubliez pas que la première façon de combattre la fraude électorale est d'aller voter ».

Tandis que les élections canalisent toute l'attention, les violations des droits de l'Homme se perpétuent

La coordinatrice générale du Comité des Familles de Disparus et Détenus du Honduras (COFADEH), Bertha Oliva, m'a confié hier lors d'une entrevue son extrême préoccupation quant à la dynamique de violations des droits de l'Homme dans laquelle se déroule actuellement le processus électoral.

Le COFADEH a été fondé en 1982, par 12 familles d'individus victimes de disparitions forcées, afin de dénoncer et combattre la militarisation de la société ainsi que le régime de terreur qui sévissaient en pleine dictature militaire. Aujourd'hui, l'organisation promeut et défend les droits de l'Homme au Honduras. Elle est nationalement et internationalement reconnue pour le travail à haut risque qu'elle effectue, en évoluant dans un contexte de répression sévère. L'organisation enquête sur des cas de violations des droits de l'homme, et accompagne les victimes de violations des droits de l'Homme et leurs familles.

Au cours de notre conversation, Bertha Oliva m'a fait part de ses craintes quant à la mise en œuvre de mécanismes frauduleux visant à influer sur les résultats des élections. Son analyse rejoint celle de nombreuses organisations honduriennes et internationales, qui ont commencé à dénoncer depuis plusieurs mois la multiplication d'actes violents directement en lien avec le processus électoral. Le Centre d'Études pour la Démocratie (CESPAD) a notamment dénoncé les assassinats de plusieurs candidats appartenant à différents partis politiques aux élections (municipales), les militants et candidats parti Liberté et Refondation (Libre) apparaissant en tant que cibles particulièrement vulnérables des violations des droits de l'Homme reportées (harcèlement, menaces, agressions).

Le CESPAD rappelle dans son dernier rapport d'observation du processus électoral que "dans la théorie et la pratique électorale démocratique, un contexte assurant le respect des libertés basiques (mobilisation, organisation, diffusion des idées) et affranchi de violence et de peur, est essentiel à l'exercice du suffrage. Il garantit l'expression de la volonté de la majorité dans les urnes". Or la militarisation progressive de l'espace social hondurien durant le mandat du président Porfirio Lobo s'inscrit en faux de ces conditions.

En outre, il convient de souligner que les acteurs du processus électoral représentent un segment de la population hondurienne parmi tant d'autres qui sont directement affectés par la violence politique. Depuis le coup d'État de juin 2009, la situation de défenseurs des droits de l'Homme s'est largement détériorée, alors que nombre d'entre eux ont été victimes d'assassinats, mais aussi d'agressions, de harcèlement et de menaces. Dernièrement, les atteintes à leur encontre se sont également traduites par une campagne de criminalisation et diffamation menée par le gouvernement et l'armée honduriens, largement répercutée par les médias nationaux.

Bertha Oliva, de même que Victor Fernandez, président du Mouvement Ample pour la Dignité et la Justice (MADJ) ont personnellement fait l'objet de propos diffamatoires, lors de la diffusion le 5 novembre dernier d'un programme de télévision intitulé "Frente a Frente". Les deux activistes, qui avaient été invités à dialoguer quelques jours auparavant avec des membres du Congrès américain à Washington, ont été accusés par le présentateur de  l'émission et ses invités d'avoir fait de fausses déclarations lors de cette réunion. La polémique concerne le cas de deux observateurs internationaux du Projet d'Accompagnement international au Honduras (PROAH), défenseurs des droits de l'Homme également, qui avaient été victimes de séquestration en juillet dernier par les employés d'une entreprise minière dans une communauté du nord du pays. La négation de ces faits pourtant dénoncés devant la justice hondurienne, de même que le discrédit jeté sur les propos Bertha Oliva, défenseure des droits de l'Homme parmi les plus éminents du pays, reflètent avec justesse la délégitimation du travail effectué par les nombreuses organisations de la société civile hondurienne en faveur d'une justice sociale.

En dépit de cet état de fait, ou peut-être conséquence de celui-ci, cette dernière constate avec appréhension que le thème des droits de l'Homme fait cruellement défaut dans les campagnes électorales des partis politiques traditionnels comme des nouveaux. A cet égard, l'organisation Amnesty International a adressé le 24 octobre 2013 une lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle. Elle espère attirer l'attention des présidentiables sur la crise des droits de l'Homme qui sévit actuellement,  et rappelle que "les prochaines élections offrent une nouvelle occasion aux futurs dirigeants honduriens de tourner la page de cette situation désastreuse". A ce jour, l'appel aux candidats semble avoir été peu entendu. 

Malgré tout, Bertha Oliva et ses collègues du COFADEH se dévouent inlassablement à leur travail dans l'ombre menaçante du gouvernement actuel, aux premières loges d'histoires cruelles qui laissent présager un scénario complexe pour les années à venir. Ils surveilleront avec la plus grande attention la situation des droits civils et politiques lors du déroulement des élections le dimanche 24 novembre, aux côtés des quelques 12,000 observateurs nationaux et 700 observateurs internationaux du processus électoral.

Le défi est de taille pour le parti Libre, comme pour les mouvements sociaux honduriens

Peut-être avez-vous croisé au cours des derniers mois le nom de Berta Cáceres au détour d'un communiqué ou d'une action urgente lancée par une ONG internationale. La leader du Conseil Civique d'Organisations Populaires et Indigènes du Honduras (COPINH) est en situation périlleuse, actuellement poursuivie par la justice hondurienne dans deux cas directement en lien avec une lutte qu'elle mène contre un projet de centrale hydroélectrique exploitant le fleuve Gualcarque.

Berta définit le COPINH comme une « organisation anti-capitaliste,engagée dans la défense des ressources naturelles, des peuples autochtones du Honduras et de leur spiritualité ». En 20 ans d'existence, il peut se targuer d'avoir contribué à transformer l'espace social hondurien, en représentant les intérêts d'un groupe de la population historiquement discriminé. Parmi les grandes victoires du COPINH, on compte la ratification de la Convention 169 de l'OIT par le gouvernement hondurien en 1995, ou encore le retrait du mégaprojet hydroélectrique « El Tigre » situé à la frontière entre le Honduras et le Salvador voisin.

 

Résister, coûte que coûte

Pourtant,la bataille menée actuellement contre l'implantation de la centrale hydroélectrique «Agua Zarca » dans la communauté de Río Blanco menace la pérennité de cette organisation qui se revendique volontiers « de base ». Le territoire concerné, peuplé par une population d'origine Lenca, bénéficie en théorie de la protection de la Convention 169 de l'OIT, qui garantit le droit à une consultation préalable de la population avant la mise en oeuvre de tout projet d'exploitation des ressources naturelles. Les habitants de la communauté, entrés en résistance en date du 1er avril 2013 avec l'occupation de la route d'accès aux infrastructures du mégaprojet, refusent inconditionnellement de céder à la pression exercée conjointement par les entrepreneurs en charge du projet, le gouvernement et l'armée honduriens. Ni les expulsions forcées des habitants en résistance, ni l'assassinat d'un membre de la communauté par un militaire surveillant le site de l'entreprise,ni les menaces et le harcèlement à l'encontre des membres de la communauté de Río Blanco et des dirigeants du COPINH ne sont parvenus à faire reculer leur détermination.

Berta Cáceres est en première ligne de la lutte menée à Río Blanco, et en souffre aujourd'hui les conséquences. Elle est accusée de détention illégale d'arme, ainsi que d’usurpation de terre, de coercition et d’avoir causé plus de 3 millions de dollars de dégâts à l'entreprise en charge de la construction du barrage -aux côtés de deux autres dirigeants du COPINH, Aureliano Molina et Tomás Gomez -. Les audiences de conciliation se succèdent, mais la détermination de Berta, elle, ne plie pas face à la pression judiciaire qui pèse sur elle : « Que vais-je concilier avec l'État hondurien alors que je n'ai commis aucun délit ? ».

Pour une refondation de la société hondurienne...

Lorsqu'on l'interroge sur les perspectives de changement social et d'amélioration de la situation des droits des populations autochtones au Honduras, à l'aube de l'élection de nouveaux dirigeants, celle-ci répond sans ambages qu' « un changement de gouvernement n'est pas synonyme de changement fondamental. Même si le parti Libre est élu, nous ne croyons pas à des changements majeurs ». Pessimisme, désillusion ou réalisme? « Bien sûr, cela représenterait un changement important qu'une femme soit élue présidente. Mais même sa proposition de modification de la Constitution ne garantit pas que cela soit effectué dans la bonne direction ».

Berta, en tant que représentante du COPINH, appartient à ce segment de la résistance hondurienne qui s'est dédié corps et âme à la dénonciation du coup d'État en 2009, mais qui pour autant n'a jamais été favorable à la formation d'un parti politique directement issu du Front National de Résistance Populaire (FNRP). La création officielle du parti Libre en 2011 a créé une brèche dans un mouvement pourtant uni à toute épreuve pour essuyer la répression dans les rues honduriennes. Le COPINH, lui, s'est rangé du côté des « Refundacional » : ils militent pour la refondation d'un État hondurien plus juste et pacifié, adoptant une position critique vis-à-vis du processus électoral.

...et la fin d'une « dictature transnationale »

Elle concède toutefois que la victoire de Juan Orlando Hernández ou de Mauricio Villeda – candidats présidentiels des partis conservateurs traditionnels – constituerait un pas supplémentaire vers une « dictature transnationale » en émergence depuis le coup d'État, dans une société militarisée où se multiplieraient les violations des droits de l'Homme, et qui troquerait sa souveraineté aux transnationales contre des dollars très convoités.

« Ces élections représentent un défi de taille pour le parti Libre, comme pour les mouvements sociaux de la résistance hondurienne. Si le parti Libre gagne, nous l'accompagnerons dans certaines luttes sociales, mais toujours en conservant notre autonomie. Il est important que nous maintenions l'articulation et la force des mouvements sociaux ». Les lendemains restent donc incertains, pour Berta, convoquée pour une prochain audience le 29 novembre prochain, tout comme pour les 5,3 millions de Honduriens convoqués aux urnes ce dimanche 24 novembre.

La campagne électorale s'achève dans un climat d'incertitude

Hier, le dimanche 17 novembre 2013 se sont multipliés les évènements de clôture des campagnes électorales des neuf partis politiques en lice aux élections générales honduriennes, qui se dérouleront le 24 novembre prochain. C'est dans une ville en pleine effervescence que je me suis rendue au meeting organisé par le parti Liberté et Refondation (Libre), actuellement donné favori dans les sondages d'opinion. Ce parti surgi du mouvement de résistance au coup d'État joue actuellement les trouble-fêtes au sein d'un système politique jusqu'alors traditionnellement bipartite (le parti Libéral et le parti National, actuellement au pouvoir, se succédant aux commandes de la république depuis la fin de la dictature militaire au début des années 80).

La candidate présentée par le parti Libre à la présidence du pays n'est autre que Xiomara Castro de Zelaya, épouse du président destitué par le coup d'État du 28 juin 2009, Manuel Zelaya. Les militants du parti Libre, dont beaucoup sont descendus dans les rues à la suite du coup d'État, voient en cette nouvelle option politique une véritable possibilité de changement social, alors que le Honduras se trouve actuellement dans une situation plus critique que jamais.

Le Honduras est actuellement dirigé par un gouvernement considérée comme illégitime par une partie de la société civile hondurienne. Le président actuel, Porfirio Lobo Sosa, incarne sans surprise la continuité d'une longue série de dirigeants politiques représentant les intérêts d'une oligarchie puissante. De plus, triste détenteur du record du taux d'homicide le plus élevé au monde (avec 85.5 homicides pour 100,000 habitants), le pays flirte dangereusement avec des niveaux d'impunité et de corruption alarmants également. Nombreuses sont les organisations de défense des droits de l'Homme qui ont tenté d'attirer l'attention sur la situation de violence généralisée qui embrase cette petite république d'Amérique centrale relativement méconnue.

Parfois médiatisée à travers le thème sensationnaliste des "maras" (gangs très violents qui sévissent depuis les États-Unis jusqu'en Amérique centrale), la violence qui affecte les Honduriens au quotidien est pourtant polymorphe. Divers groupes de défenseurs des droits de l'Homme sont régulièrement pris pour cible (paysans sans terres, populations autochtones et afro-descendantes, communauté LGBT, groupes féministes, défenseurs de l'environnement). Pourtant,cette réalité reste largement invisibilisée dans les médias honduriens et internationaux.

C'est précisément la crainte de voir se dérouler les élections générales du 24 novembre dans un climat sous haute tension favorisant des violations des droits de l'Homme que de très nombreux observateurs internationaux sillonnent actuellement le pays. Au vu des divers enjeux, notamment économiques et politiques (le territoire hondurien regorge de ressources naturelles très convoitées), que génèrent ces élections générales au Honduras, la tension est à son comble et le spectre d'une fraude électorale est sur toutes les lèvres. La re-militarisation progressive du pays, qui rappelle aux Honduriens le goût amer de la répression subie au cours des années 80, amplifie la crainte d'une violation des droits civils et politiques des citoyens qui se rendront aux urnes dimanche prochain.

A l'aide de mon regard d'observatrice présente sur place et parrainée par le collectif Alerte Honduras, vous aurez l'opportunité de prendre de près le pouls d'un processus politique qui cristallise les expectatives divergentes d'une société civile, déjà profondément clivée.

A 7 jours du scrutin, l'incertitude reste totale quant à l'issue de cet exercice démocratique. Les militants du parti Libre présents lors de cet évènement politique, eux, n'ont cessé de clamer leur conviction: seule Xiomara peut insuffler un vent de démocratie dans un pays encore meurtri par le coup d'État.

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